Education positive

« C’est en pariant sur ce qu’il y a de meilleur en l’être humain que ce meilleur peut se révéler. » Lecomte J. (2012). La bonté humaine, Paris, Odile Jacob, p. 304

Le concept d’Education Positive a pris naissance aux Etats-Unis. Martin Seligman constate que le bonheur est la priorité des parents pour leurs enfants alors seules les compétences académiques sont enseignées à l’école.

  • Les émotions positives élargissent et développent les ressources intellectuelles, sociales et physiques qui constituent le réservoir dans lequel les enfants puiseront plus tard dans la vie. L’évolution a fait des émotions positives un élément essentiel dans la croissance des enfants.
  • L’augmentation des émotions positives chez les enfants enclenche une spirale ascendanted’émotions positives.
  • Il est important de prendre autant au sérieux les émotions positives que négatives. Elles sont tout aussi authentiques les unes que les autres.

L’Education Positive devient une approche qui accorde autant d’importance au développement des compétences académiques qu’à celui des compétences psycho-sociales, à l’accomplissement du potentiel intellectuel, la gestion des émotions, la définition pour chacun de son bonheur à l’école au sein de l’écosystème éducatif. L’éducation positive prend bien sur en compte aussi l’épanouissement au travail des équipes pédagogiques, administratives, logistiques et périphériques dans les écoles de la crèche au doctorat.

« Enseignants heureux, élèves heureux »

Constat en France :

La France est le premier consommateur d’antidépresseurs en Europe. Le taux de dépression clinique chez les enfants est entre 7.3% et 9.5%. Par ailleurs, on note en France une déclaration plus précoce des dépressions que dans les autres pays, des difficultés à l’école et dans les relations, et une plus forte consommation du tabac, de drogues et de l’alcool. Concernant le bien-être à l’école, on observe une baisse du niveau de bonheur des élèves à partir de la 6e jusqu’à la Terminale, année après année. Il en va à peu près de même pour leur intérêt, qui diminue progressivement, mais remonte en classes de Première et Terminale. Il s’agit donc d’un enjeu important, face auxquelles il est essentiel d’apporter des aptitudes pour la vie et permettant de se confronter à ses problèmes courants.

Un nombre croissant de groupe de réflexion, de colloques et de programmes d’éducation positive voient le jour. Les programmes sont basés sur les apports scientifiques de la recherche en psychologie positive et proposent d’enseigner les compétences pour arriver à niveau de bonheur rechercher, à l’émergence d’émotions positives, à la bienveillance et à la résilience.

Il semble que des graines est commencé à germer au niveau de l’Education Nationale. Le programme au 2ème et 3ème cycle en enseignement moral et civique parle de la sensibilité pour soi et les autres. Les objectifs de formation sont :

  1. Identifier et exprimer en les régulant ses émotions et ses sentiments.
  2. S’estimer et être capable d’écoute et d’empathie.
  3. Se sentir membre d’une collectivité.

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Plusieurs programmes d’éducation positive sont développés et sont en cours de validation, par exemple :

  • Je suis bien à l’école : Académie Limoge + Singapore,
  • PEACE (Présence – Ecoute – Attention – Concentration dans l’Enseignement, 2014) Marro : région parisienne,
  • Mindful-up (Siaud-Facchin, 2014); La Réunion,
  • L’attention ça marche, Eline Snel (enfance et attention), Clermont-Ferrand, région parisienne.
  • FOVEA : concentration, mémoire de travail

Si vous êtes enseignant ou responsable d’établissement et que vous souhaitez collaborer à l’un de ces projets de recherche-action, contactez la responsable scientifique du projet : Rebecca Shankland, Maître de Conférences Université Grenoble Alpes, rebecca.shankland@univ-grenoble-alpes.fr

Le programme est accessible gratuitement sur le site de la fabrique Spinoza : http://fabriquespinoza.fr/wp-content/uploads/2017/03/ve%CC%81ronique-Brun-psycho-positive-gratitude-et-relations-positives-et-annexes.pdf

Lire aussi les cahiers des ateliers du bonheur à l’école (lien http://fabriquespinoza.fr/wp-content/uploads/2015/06/Cahiers-des-premiers-ateliers-du-bonheur-%C3%A0-l%C3%A9cole-Fabrique-Spinoza-vf02.pdf)

Lire le résumé du colloque international sur le bonheur à l’école (lien vers le pdf)

Liens vers scholavie, la fabrique du bonheur, la discipline positive etc…

Ressources

  • Yeager, J. M., Fisher, S. W., & Shearon, D. N. (2011). Smart Strengths: A Parent-teacher-coach Guide to Building Character, Resilience, and Relationships in Youth. Kravis Pub..
  • Seligman, M. E., Ernst, R. M., Gillham, J., Reivich, K., & Linkins, M. (2009). Positive education: Positive psychology and classroom interventions. Oxford review of education, 35(3), 293-311.
  • Boniwell, I., Osin, E. N., & Martinez, C. (2016). Teaching happiness at school: Non-randomised controlled mixed-methods feasibility study on the effectiveness of Personal Well-Being Lessons. The Journal of Positive Psychology, 11(1), 85-98.
  • Aspy D. & Roebuck F. (1990). On n’apprend pas d’un prof qu’on n’aime pas, Résultats de recherches sur l’éducation humaniste, Montréal, Actualisation.
  • Barley, Z., Lauer, P. A., Arens, S. A., Apthorp, H. S., Englert, K. S., Snow, D., & Akiba, M. (2002). Helping at-risk students meet standards: A synthesis of evidencebased classroom practices. Aurora, CO: Mid-continent Research for Education and Learning.
  • Burrell, N. A., Zirbel, C. S., and Allen, M. (2003). Evaluating Peer Mediation Outcomes in Educational Settings: A Meta-Analytic Review. Conflict Resolution Quarterly, 1 (1), 7–26
  • Finkelsztein D. (1994). Le monitorat : s’entraider pour réussir, Paris, Hachette.
  • Johnson, D.W., & Johnson, R.T. (2009). An educational psychology success story: Social interdependence theory and cooperative learning. Educational Researcher, 38, 365–379.
  • Johnson D. W. & Johnson R. T. (1990). Learning together and alone: Cooperative, competitive, and individualistic learning, Boston, Allyn & Bacon.
  • Lecomte J. (2004). Guérir de son enfance, Paris, Odile Jacob (voir en particulier le chapitre 8 : « Les enseignants, principaux tuteurs potentiels de résilience »).
  • Shankland, R., & Rosset, E. (2016). Review of brief school-based positive psychological interventions: A taster for teachers and educators. Educational Psychology Review. DOI: 10.1007/s10648-016-9357-3.
  • Trickey S. & Topping K. J. (2004). Philosophy for children: a systematic review. Research Papers in Education, 19 (3), 365-380.